Mammifères

Au total, 32 espèces de grands mammifères et 14 espèces de micro-mammifères ont été inventoriées dans la réserve de la Trinité

Grands mammifères

Tapir Tapirus terrestris © RN Trinité

Tapir Tapirus terrestris © RN Trinité

La richesse de la grande faune de mammifères de la Trinité (32 espèces) est relativement homogène entre les différents sites d’inventaire et comparable à celle d’autres zones d’étude en milieu intact (Thoisy, 2011) : autour d’une quinzaine d’espèces suivant les sites.

Parmi les sites de la réserve, le secteur d’Aya est le plus diversifié en singes mais est dominé par les ongulés.

L’abondance des grands mammifères dans les secteurs d’Aimara et Leblond est par contre apparue dominée par les singes hurleurs.

Inventaires IKA

Programme de long terme, les inventaires des mammifères s’effectuent selon la méthodologie IKA (Indice Kilométrique d’Abondance) et sont reconduits d’année en année.

En novembre 2014, plus de 100 km ont été parcourus par l’équipe chargée de réaliser l’inventaire.

Au palmarès des espèces les plus observées sur les parcours en 2014, voici par par ordre décroissant :

  • Agouti Dasyprocta agouti
  • Tamarin Saguinus midas
  • Kwata Ateles paniscus
  • Capucin brun Cebus apella
  • Cariacou Mazama gouazoubira
  • Pakira Tayassu tajacu
  • Singe hurleur Alouatta seniculus
  • Capucin blanc Cebus olivaceus
  • Daguet rouge Mazama americana
  • Acouchi Myoprocta acouchi
  • Coati Nasua nasua
  • Saïmiri Saimiri sciureus
  • Saki à face pâle Pithecia pithecia
  • Cochon bois Tayassu pecari
  • etc.

Le dernier rapport d’analyse des données d’IKA date de 2011 et concernait 2 années d’inventaire.

Étant donné la nature des données, le delai d’ana-lyse pour les sessions d’IKA a été rallongé a 4 ans et sera donc fait en 2015.

Trois pièges photographiques sont actifs sur la réserve pour fournir une banque d’images.

Balisage_Trinite_IKA_Luc_Ackermann

Balisage des layons en forêt pour les comptages selon la méthodologie IKA © Luc Ackermann

 

Micro-mammifères

Résultats d’inventaire

Femelle-gestante-de-Marmosops-sp.-(c)-S.-Barrioz-_Kwata

Femelle gestante de Marmosops sp. © Sébastien Barrioz / Kwata

La biodiversité des petits mammifères non-volants (Didelphidae, Sciuridae, Sigmodontinae, Echimyidae) capturés dans la réserve est faible (14 espèces).

Les Didelphidae semblent plus abondants que les Rongeurs.

Malgré un effort de piégeage inférieur à celui réalisé dans les Nouragues, les taux de captures, faibles (de 1% à 1,8%) et similaires, montrent dans les deux cas, en sus de la faible diversité, qu’il y a beau-coup moins d’opossums et petits rongeurs en forêts primaires qu’en forêts secondaires (Catzeflis, 2011).

Les résultats des différentes missions à la Trinité et ailleurs en Guyane suggèrent par ailleurs la possibilité de fortes variations intra- et/ou interannuelles des effectifs de population des marsupiaux et petits rongeurs.

Techniques d’inventaire

Les animaux capturés grâce aux pièges sont identifiés, pesés, mesurés, marqués individuellement (biopsie de fragments d’oreille pour des études génétiques) puis relâchés au site même de capture.

Lorsque l’individu meurt ou lorsque l’espèce n’a pas pu être identifiée sur le vivant les spécimens, fixés au formol puis conservés à l’éthanol, sont confiés au MNHN de Genève.

  • Cages à trappes
    Les pièges sont de modèles variables suivant la taille des proies (depuis la corpulence d’une souris à celle d’un pian) et leurs habitudes (arboricole, terrestre).
    Ils sont disposés régulière-ment le long de transects ou le long d’un long rideau de bâche (cf. Gaucher et al. 1998 ; Catzeflis 2011).
  • Pitfalls
    Des seaux enterrés et disposés régulièrement, ouverts, le long d’un rideau de bâche, permettent de piéger les animaux y tombant.
    À l’inverse des pièges mobiles, qui doivent être transportés et replacés à chaque mission, ce système peut être installé de façon permanente : après sa mise en place, il ne nécessite qu’un simple entretien (principalement de la bâche) et peut être désactivé par simple fermeture des seaux en fin de mission.

Rappel historique

Les opossums et petits rongeurs de la réserve ont été inventoriés depuis 1998 sur quatre sites selon un protocole standardisé : Mont 501, Ayamara, Aya et Roche Bénitier.

L’inventaire se fait grâce à des pièges, dont le rendement faible (<2% ; Cat-zeflis 2011) nécessite un effort important.